THOMAS HUS ARCHITECTE | Lycée français Jean Mermoz – Dakar – Sénégal

Lycée français Jean Mermoz – Dakar – Sénégal

FICHE TECHNIQUE

MAITRE D’OUVRAGE
AEFE, Agence pour l’Enseignement Français à l’Etranger
Lycée Jean Mermoz
Ambassade de France, Ministère des affaires étrangères et européennes

MAITRISE D’OEUVRE
Terreneuve Architectes, Architecte mandataire
Thomas Hus,Chef de projet
Adam Yedid Architecte, Architecte associé
Architecture et Climat, Architecte économiste
SATOBA Ingenierie, BET Structure
ALTO Ingenierie, BET Fluides
GETRAP, Economiste

ENTREPRISES
Générale d’Entreprise (GE)

COUT TRAVAUX
15 700 000 euros HT
SURFACE PROJET
17 000 m² SHON + 40 000 m² extérieur
ETUDES 18 mois
CHANTIER 36 mois
Livraison Septembre 2011

Le lycée Jean Mermoz est implanté dans le quartier de Ouakam, le long de la corniche ouest de la presqu’île de Dakar. Les nouveaux bâtiments remplacent l’ancien lycée, installé à la hâte en constructions modulaires en 1994, suite à une explosion à proximité des anciens locaux dans le quartier du port. L’équipement est une citée scolaire qui accueille 2500 élèves de la maternelle au baccalauréat.

La construction du lycée français à Dakar s’inscrit dans un contexte politique nouveau, où la restriction des budgets oblige à penser autrement. Cette forte contrainte de programme fut un levier pour les enjeux de développement durable du projet. En s’appuyant sur les ressources locales et les savoir-faire locaux pour limiter les techniques et produits importés, le projet a cherché un ancrage territorial et environnemental, mais aussi économique et social exemplaires. Il a aussi voulu démontrer qu’il pouvait exister une alternative à la production immobilière dakaroise, qui transpose le plus souvent une architecture internationale largement déconnectée du contexte sénégalais. C’est notamment cette logique d’adaptation qui a permis qu’une entreprise générale sénégalaise remporte l’appel d’offre des travaux et construise le lycée.

Indissociable de la conception architecturale, la démarche environnementale s’est constituée progressivement. La réponse a cherché, dès le concours, à transcender les objectifs de simplicité et de fonctionnalité au profit d’une architecture spécifique : résolument contemporaine dans sa forme, économique dans sa mise en œuvre et autonome dans son fonctionnement.

Le plan général associe des lanières ondulantes, pour les salles de classes d’enseignement, aux entités des espaces communs que sont l’administration, le CDI, la salle polyvalente, le restaurant, le gymnase, dans une composition régie par la circulation des alizés. Recherche spatiale de la conception, une riche ambiguïté caractérise le projet entre l’intérieur et l’extérieur, offrant aux élèves et aux enseignants une multitude d’espaces à part entière d’enseignement ou de détente.