Le 80 des Faures

  • MAITRE D’OUVRAGE :
    In Cité
  • MAITRISE D’ŒUVRE :
    Thomas Hus Architecte, Architecte
    Intersections, BE Structure
    Diese, BE Fluides et Energies
  • SURFACE PROJET :
    506 m²
  • LOCALISATION :
    Bordeaux - France
Réhabilitation lourde en centre historique

La réhabilitation du 80 rue des Faures s’inscrit dans une démarche de mise en valeur du patrimoine existant, dans le respect des prescriptions du PSMV de Bordeaux, mais également animée d’une approche frugale de la construction, souhaitant ménager les ressources, la production de déchets, ainsi que le poids carbone des matériaux mis en œuvre dans le cadre de l’opération.

Le projet a donc pour objectif de remettre en lumière les éléments existants du patrimoine, tout en proposant une rénovation juste, adaptée au bâti ancien et adaptable au contexte actuel. Il propose une articulation autour de deux patios fédérateurs, entre le bâti ancien conservé et la construction neuve.

La disposition des logements a été pensée dans le but de répondre aux problématiques suivantes :

-Création de logements traversants afin de favoriser l’apport de lumière naturelle et permettre la ventilation transversale.
-Création d’espaces extérieurs privatifs pour tous les logements favorisant le bien-être des habitants
-Création de patios avec un traitement végétalisé des balcons afin de créer des îlots de fraîcheur
-Intégration d’un parking dédié aux vélos pour la favorisation des mobilités douces.
-Choix de matériaux bio sourcés et à faible impact carbone (chaux, chanvre, bois).

 

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Le curage de l’immeuble va engendrer de nombreux déchets. Il est important d’en valoriser la plus grande partie, dans une démarche éco-responsable mais aussi de praticité du chantier, dans une parcelle difficile d’accès.

Réemploi des gravats

Une partie des murs compris dans la démolition sont en pierre de taille, une ressource de choix. Une dépose soignée est conseillée, pour récupérer le maximum de ces ouvrages, dans une logique de réemploi ex-situ, hors de notre site de projet. De nombreux acteurs locaux ont déjà été contacter pour récupérer et valoriser ces pierres.

Pour les autres déchets, notamment les tomettes du mur de refend, une méthode de valorisation dans les planchers a été pensée : un concasseur portable est amené sur site lors de la démolition, pour créer le volume nécessaire aux futurs planchers marins. Le volume calculé de ces déchets représente 50m3, avec foisonnement devient 75m3. Les besoins en masse pour les planchers marins ont été estimés à 13 m3. Le surplus est enfoui in-situ dans la cave non accessible au sud de la parcelle de 50m3. Le volume restant reste très faible à évacuer et plus facile.

Réemploi bois

Lors de la déconstruction du refend central et de la charpente, de nombreuses sections peuvent être réemployées. Le réemploi du bois est assez compliqué car il demande des essais et test pour être justifier de sa stabilité. Cependant une méthode de valorisation de ces sections a été imaginée : en ramenant une scie à grumes sur site, nous pouvons les débiter en planches brut, qui deviendront alors partie intégrante des nouveaux planchers marins, remplaçant les classiques mais polluants panneaux d’OSB.

Réemploi des tuiles

Une partie des tuiles existantes sont en bon état. Toujours dans une démarche de limitation des déchets et après une identification, le réemploi de certaine de ces tuiles pourra être envisagée en couvert, lorsque les tuiles de courant seront neuves.

Le reste est concassé et rejoint les planchers marins.