Aterpéa

  • CONCOURS :
    Projet non lauréat
  • MAÎTRE D'OUVRAGE :
    SPL Archipel Aménagement, Maîtrise d'ouvrage délégué de la Collectivité territoriale de Saint-Pierre et Miquelon
  • MAÎTRISE D'OEUVRE :
    Thomas Hus Architecte, Mandataire
    Artémis, BET Structure
    Stecao, BET CVC
    Ingesept, BET CFO-CFA
    GRIN Conseil Internationale, Economiste et OPC
  • SURFACE PROJET :
    1200 m²
  • LOCALISATION :
    Saint-Pierre, Archipel de Saint-Pierre et Miquelon
Guichets des Solidarités

Le projet conçu fait le choix de l’insertion. Il ne s’agit pas ici de créer un événement ou une curiosité architecturale, mais bien de s’inscrire dans le paysage Saint-Pierrais et de composer avec le tissu existant. Et ce d’autant plus que nous avons bien noté l’attachement exprimé par les Saint-Pierrais à l’architecture du bâtiment Frecker.

C’est pourquoi, nous avons considéré son dessin, décrypté son écriture, et analysé ses proportions. Un bâti compact, un volume unitaire, une façade équilibrée, presque académique, coiffée de chien assis et historiquement marqué d’un fronton. Le bâti existant renvoi une image institutionnelle que nous reconstituerons.

Le projet de la cité administrative proposé reprend donc le vocabulaire inventorié du bâti existant en le conjuguant dans une écriture contemporaine.

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La composition des façades est équilibrée, ordonnancée, reprenant une écriture classique. La sobriété du dessin des façades nourrit l’image institutionnelle du bâtiment, annonçant sa fonction administrative.

Le RdC est matérialisé à l’image d’un soubassement, tandis que le 1ier étage s’affiche comme l’étage noble. En rives, une frise de chien assis matérialise l’attique du bâtiment, tout en assurant l’éclairage et les vues depuis l’espace des combles.

L’ambition du projet de s’inscrire dans le paysage urbain s’applique également au choix des matériaux de façades. C’est pourquoi il reprend les codes du patrimoine bâti de Saint-Pierre, et notamment la tradition de ses bardages bois. Ceux-ci seront traités en clin à recouvrement, comme ils sont couramment mis en œuvre sur l’archipel. Le projet architectural prévoit cependant des déclinaisons, afin de nuancer la matérialité des bardages avec le même procédé de pose, et ainsi souligner les étages.

Sur le RdC, le bardage est classiquement envisagé à l’horizontale. Des tasseaux sont ensuite placés en appliques, créant un pas de 60 cm, correspondant à la largeur des fenêtres. Le bardage est peint dans une tonalité bleu sombre. Ce choix permet de souligner le soubassement du bâtiment et le pignon sud, tout en inscrivant le bâtiment public dans la charte graphique du siège de la collectivité territoriale qui lui fait face, ou encore du bâtiment du palais royale CT975 dont les façades ont récemment été refaites. Reprendre cette tonalité est un moyen d’associer la cité administrative aux équipements publics de la ville situés à proximité.

Dans les étages, le projet décline une variante de pose du bardage en clin, en le disposant verticalement. Une fois en recouvrement vers la droite au 1er étage, puis vers la gauche pour le niveau des combles, le même matériau et la même technique de pose capte différemment la lumière. Une matérialité différente à chaque étage souligne alors les différents niveaux de la cité administrative. La teinte des bardages dans les étages sera plus neutre afin de bien percevoir les ombres projetées des recouvrements. Ceux-ci seront peint en gris clair, une tonalité inspirée des bardeaux de cèdre grisés de l’îles aux marins.

Les encadrements de fenêtres seront traités en blanc, comme cela est couramment pratiqué localement. Cette teinte soulignera par un léger contraste les baies, et permettra de s’harmoniser avec la teinte des menuiseries.